La chasse au chômage des jeunes va-t-elle devenir le nouveau sujet sur lequel va s’effectuer la surenchère de recettes libérales ? La proposition de Ségolène Royal de “ Contrat première chance ” relève en effet d’une logique qui fait supporter au budget de la nation ce qui devrait être à la charge des entreprises.

La prise en charge complète pendant un an du salaire ainsi que des cotisations sociales pour l’emploi d’un jeune non qualifié sans aucune contrepartie réglementée de la part des entreprises s’apparente ainsi à une nouvelle version du Contrat Première Embauche.
Au bout d’un an, l’entreprise va pouvoir s’en séparer simplement à partir du fait qu’elle n’est pas “ satisfaite ” du jeune embauché.
Si cette proposition restait en l’état, elle s’apparenterait à une nouvelle attaque contre le code du travail.

On ne peut même pas arguer que cela va permettre à des jeunes non qualifiés d’acquérir de l’expérience professionnelle puisqu’il aura à déclarer à ses employeurs potentiels que l’entreprise dans laquelle il a été embauché en “ Contrat première chance ” ne l’a pas gardé car elle n’était pas “ satisfaite ” de lui.

Encore une fois on utilise le dogme du coût du travail pour avancer dans la précarisation de l’emploi des jeunes. Jamais chez les libéraux de gauche et de droite, on ne pose la question des charges financières qui pèsent sur les TPE et les PME.

En soutenant la candidature de Marie-George Buffet, les jeunes et les étudiants communistes défendent notamment les propositions suivantes :
• La création d’un droit à l’emploi : accompagner l’insertion professionnelle des jeunes vers un emploi durable et correctement rémunéré, lutter contre les discriminations à l’embauche, un plan de résorption de l’emploi précaire des jeunes. 10 milliards d’euros pour les jeunes en formation ou à la recherche d’un premier emploi. • La création d’un pôle public bancaire chargé de développer une nouvelle grande mission de service public du crédit au service de l’emploi, de la formation. • Création d’un Fonds national de sécurisation de l’emploi et de la formation, qui sera régionalisé, prenant en charge la bonification des prêts bancaires aux entreprises, dans la mesure où elles développent l’emploi et la formation.
Mouvement Jeunes Communistes de France
Paris, le 16 mars 2007